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Découvrez ci-dessous les dernières actualités médicales i.SPLF Biblio, issues des plus prestigieuses revues à comité de lecture.

Publications du  Jeudi 19 janvier 2023
La PPC : des effets au-delà de la qualité du sommeil dans les syndromes de chevauchement (Syndrome d'apnée obstructive du sommeil et BPCO)
The Clinical Respiratory Journal 2023; AOP: 10.1111/crj.13580 | Athanasios Voulgaris et al.

Une observance de la PPC supérieure à 4h/nuit est associée à une réduction du risque d'exacerbation mais aussi une amélioration de la fonction pulmonaire (VEMS, T6M) et des symptômes liés à la BPCO (CAT score et Mmrc).

Dr Sarah Hussein/ Pr Jésus Gonzalez-Bermejo -
L’activité physique réduit le risque de cancer bronchique
International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity 2022; 19(1): 150 | Su Jian et al.

Les études chinoises ont la puissance du nombre ! Celle-ci est prospective sur plus de 50000 adultes de 30 à 80 ans, indemnes de tout cancer à l'inclusion.  Après 10 ans de suivi, l'incidence des cancers est estimée sur les données de l'assurance maladie et des registres de décès. L'activité physique était évaluée par questionnaire assez précis incluant l'activité physique au travail, les sujets étaient ensuite repartis en quartiles. Le risque de cancer est inversement corrélé à l'activité physique pour le cancer bronchique et le cancer colorectal. Pour les cancers de l'estomac du sein du foie et de l'œsophage il n'y avait qu'une tendance non significative. Concernant le cancer bronchique, la différence entre le quartile 1 et le quartile 4 est de 25%. Cette corrélation inverse reste vraie quel que soit le genre, l'IMC ou le tabagisme, même si elle est plus forte chez la femme et le non fumeur.

25% c'est pas rien ! Et l'activité physique c'est pas cher...

Dr Olivier Brun -
Se vacciner contre le SARS COV2 vous protège mais protège aussi vos contacts
Nature Medicine, 02 January 2023 | Sophia T. Tan et al.

Les réinfections chez les personnes précédemment infectées par le SARS CoV2 sont devenues de plus en plus fréquentes. Cette étude menée dans une prison en Californie évalue la transmission du virus en fonction du statut vaccinal ou de l’immunité acquise par une précédente infection.

1 226 cas index ont été inclus. Le cas index a été défini comme toute personne avec un test diagnostic positif au SARS-CoV-2 n’ayant pas été testé positive dans les 3 derniers mois.

La vaccination des cas index (quel que soit le type de vaccin administré) et l’antécédent d'infection par le SARS CoV2 étaient associés à une réduction de la transmission du virus aux cas contacts. L’effet était additif.

Un autre résultat clé est que la réduction du risque de transmission induite par le vaccin est dose-dépendante ainsi le temps écoulé depuis la dernière dose d'un vaccin était associé à une transmission plus importante du virus.

Ces résultats ont un impact clinique important et mettent en avant non seulement le rôle de la vaccination dans la réduction du risque de propagation du virus mais aussi l’intérêt des doses de rappels.

Dr Sarah Hussein/ Pr Jésus Gonzalez-Bermejo -
Les atropiniques chez les sujets âgés : pas si anodins ....
Clinical interventions in aging 2022 ; 17: 1931-1938 | Tincres Francis et al.

Dans cet article, des anesthésistes de Toulouse ont étudié l’association entre la charge atropinique et la survenue de delirium postopératoire chez les patients opérés de fracture de hanche. Les effets des différentes molécules s'additionnent (antalgiques opioïdes, bronchodilatateurs, antihistaminiques).
Cette étude prospective, monocentrique observationnelle a inclus 67 patients de plus de 65 ans opérés d'une fracture de hanche. 54% ont développés un delirium post opératoire.
La charge atropinique hospitalière liée à l'administration postopératoire d'atropiniques contribue à la survenue de délire chez les patients âgés opérés de fracture de hanche.

D'autres études sont nécessaires pour évaluer l'impact pronostique.

Un message à retenir pour nous pneumologues : nos bronchodilatateurs atropiniques ne sont finalement pas si anodins que ça ... Réfléchissons à toutes nos prescriptions d'anticholinergiques chez nos BPCO âgés !

Dr Sarah Hussein/ Pr Jésus Gonzalez-Bermejo -
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